Cosmétiques : Dites STOP aux conservateurs de synthèse listés !

Pas de cosmétiques sans conservateurs. Ces derniers sont en effet indispensables à toute préparation pour éviter la prolifération des germes, bactéries et autres champignons qui se développent très bien dans les produits de soin. D’origine naturelle ou synthétique, les conservateurs cosmétiques permettent à un produit de soin de se conserver dans le temps sans s’oxyder.

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Quelles sont les solutions pour éviter les conservateurs dans vos cosmétiques ?

L’utilisation de certains conservateurs cosmétiques de synthèse est largement contestée du fait de leur nocivité sur la peau et leur impact sur le développement de cancers ou le système hormonal. Néanmoins, leur présence bien que réglementée reste tolérée et leur utilisation est encore largement répandue.

Des solutions existent pour éviter d’incorporer des conservateurs cosmétiques de synthèse dans vos formulations cosmétiques. Voici quelques solutions pour éviter leur utilisation.

Les types de conservateurs

Il existe deux sortes de conservateurs :

  • les conservateurs antimicrobiens synthétiques tels que parabens, phénoxyéthanol, triclosan ou naturels tels que l’acide sorbique, l’acide salicylique qui empêchent la prolifération des germes,
  • les conservateurs antioxydants synthétiques (BHA, BHT) ou naturels (vitamine E, vitamine C, polyphénols) qui ont pour rôle d’éviter l’oxydation des phases huileuses et la formation de radicaux libres.

Retrouvez les 6 conservateurs dangereux à éviter absolument !

Attention aux idées fausses

Attention, « naturel » ne rime pas avec « sécurité ». En effet, un conservateur naturel peut s’avérer plus nocif qu’un conservateur synthétique, exemple de l’alcool qui peut assécher la peau ou les huiles essentielles qui peuvent entraîner des risques d’allergies. Parce que deux précautions valent mieux qu’une, intégrer un conservateur naturel c’est bien, vérifiez sa parfaite innocuité pour le consommateur c’est mieux.

De plus, la mention « sans conservateur » inscrite par certains fabricants consistant à revendiquer une absence de conservateur cosmétiqueparticulier peut induire en erreur le consommateur. Effectivement, certains fabricants utilisent des substituts non reconnus ou non classés dans la catégorie des conservateurs mais qui ont une action de conservation.

Les bienfaits des plantes et des fruits

Tout le monde connait l’adage « manger 5 fruits et légumes par jour, c’est bon pour la santé » mais les intégrer dans les cosmétiques c’est excellent également. Et les plantes ne sont pas en reste !! Nous les utilisons dans nos préparations culinaires, nous buvons des tisanes à base de plante et nous les ingérons dans des gélules parce qu’elles nous font du bien. Bon, bien entendu, toutes ces matières premières doivent subir quelques transformations, pas bien méchantes rassurez-vous, avant de pouvoir être incorporées dans nos préparations. Voici le top 15 des extraits naturels dont l’efficacité est reconnue sur la conservation des formulations cosmétiques :

L’extrait de pépins de pamplemousse

Obtenu par procédés de fermentation, il est un excellent antibactérien et anti-fongique à large spectre qui protège et préserve de la moisissure, des germes et des champignons. Il permet également de prolonger la durée de vie des cosmétiques « maison » à base d’eau.

L’acide benzoïque

Contenu à l’état naturel dans certains fruits (airelles, prunes, canneberges, cannelle …), il est un très bon conservateur pour les préparations à base d’eau.

Le sorbate de potassium naturel

Il s’agit d’un sel de potassium de l’acide sorbique, un acide gras naturel extrait des baies du sorbier. Antifongique et antibactérien, souvent associé au benzoate de sodium, il est utilisé comme conservateur cosmétique dans des préparations à des pH situés entre 2 et 6.5 et ce pour une longue période de temps.

L’acide citrique

Il est obtenu grâce à la fermentation des sucres de fruits dont le citron, la lime et l’ananas. Il prolonge la durée de vie d’un produit naturel notamment grâce à son action sur le pH.

L’alcool

Quand il est naturel issu de la fermentation de fruits ou de céréales notamment du blé. Extrêmement efficace en tant qu’agent bactéricide mais peut se révéler astreignent et asséchant pour la peau car introduit en grandes quantités dans les cosmétiques (10 à 20 %). A éviter pour des produits destinés aux peaux les plus sensibles.

La vitamine E

Contenue dans les huiles (tournesol, olive, germe de blé ou soja), elle est un excellent anti-oxydant naturel qui évite le rancissement des huiles, crèmes et beurres et présente des propriétés hydratantes. C’est l’un des ingrédients indispensables des soins pour le corps.

L’acide salicylique naturel

Il est obtenu à partir de l’écorce de Saule noir. Cet extrait est un allié puissant à incorporer dans vos préparations pour les peaux grasses, ternes ou à tendance acnéique. Il améliore aussi la conservation des produits aqueux et peut s’utiliser pour booster l’efficacité des conservateurs. Un actif très demandé et mieux toléré que l’acide salicylique synthétique.

L’acide ascorbique

Il est issu du sorbitol que l’on trouve à l’état naturel dans plusieurs fruits. C’est un excellent conservateur naturel qui participe également à la formation du collagène, au maintien de la structure dentaire ainsi qu’à la cicatrisation des plaies.

L’extrait liquide de propolis

Il s’agit de l’antibiotique naturel des abeilles. Elle possède des vertus anti-bactériennes, anti-oxydantes, purifiantes en plus d’un fort pouvoir réparateur. Ces vertus remarquables en font un ingrédient de choix dans la composition de soins pour les peaux à imperfections mais aussi pour la fabrication de produits d’hygiène (gels lavants, dentifrices, bains de bouche …)

L’extrait CO2 de romarin

Il est un anti-oxydant d’origine 100% végétale issu de la nouvelle génération, plus stable que la vitamine E pour les produits tel que les huiles végétales et crèmes. Utilisé comme additif pour conserver les produits plus longtemps en les préservant du rancissement et de l’oxydation, son odeur caractéristique peut également se révéler un atout dans une composition parfumée.

Le leucidal

Il est obtenu par fermentation de radis par des bactéries. Il contient des peptides aux propriétés antibactériennes qui acidifient le milieu dans lequel il se trouve. Il offre une excellente tolérance pour la peau et est adapté à la conservation de produits destinés aux peaux sensibles.

Le naticide

C’est un conservateur antibactérien et antifongique à large spectre qui assure la conservation des préparations cosmétiques contenant une phase aqueuse. Son odeur sucrée de vanille et d’amande peut apporter également un petit plus à vos formules.

Le lactate de sodium

est un dérivé naturel de la fermentation de l’acide lactique. Agent bactériostatique à utiliser en combinaison avec un autre conservateur à large spectre. C’est également un excellent humectant qui peut être utilisé en remplacement de la glycérine.

Les huiles essentielles de romarin, arbre à thé ou eucalyptus

Ils aident à la conservation des formules cosmétiques mais il est favorable de les utiliser en combinaison avec un conservateur à large spectre. Elles possèdent également de nombreuses propriétés malgré une odeur prononcée qui peut plaire ou déplaire. Point négatif, elles ne peuvent être utilisées dans des produits destinés aux jeunes enfants et aux femmes enceintes ou allaitantes.

L’extrait résineux de Benjoin

Il est obtenu à partir de la résine du tronc de l’Aliboufier. Reconnu pour ses vertus de préservation, il se caractérise également par un arôme vanillé qui donnera une odeur délicieuse à vos crèmes.

Alors, limitez les conservateurs dans vos cosmétiques

Comme nous avons pu le voir, il est impossible de s’affranchir totalement des conservateurs. Même si les industriels sélectionnent rigoureusement les matières premières, s’ils utilisent des procédés de fabrication en atmosphère contrôlé, s’ils veillent à utiliser un packaging limitant la contamination du produit, le conservateur est le seul garant de la longévité d’un produit cosmétique. Néanmoins, des solutions existent pour limiter leur emploi. Alors, à vous de jouer ! Privilégiez les plantes comme pour les traitements ORL !

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