CDMO : vers un RSE à deux vitesses ?

Le RSE est très tendance, certains de nos clients nous imposent dans la relation commerciale cette démarche afin de pouvoir devenir un de leur fournisseur ! La révolution est en marche et nous en sommes les acteurs… Chez nous, les collaborateurs peuvent s’exprimer, les abeilles font du miel et les fournisseurs sont respectés.

En effet, la nouvelle génération, quel que soit son nom , Y, ou Z nous apprend à transformer notre lieu de travail en lieu de vie… et oui c’est bien là que nous passons le plus clair de notre journée !

Le fonctionnement en mode « start-up » permet des échanges constructifs en dehors de toute hiérarchie, et même si ce mode de communication peut étonner nos plus sages, ils en voient les intérêts assez rapidement.

Mais cette révolution que provoquent nos « millenials » n’a-t’elle pas un impact financier dans les entreprises industrielles ?

CDMO RSE

CDMO : vers un RSE à deux vitesses ?

Je suis en train de lire un livre très inspirant d’Alexandre Mars : « La révolution du partage ». Ce livre traite entre autres d’une tendance sociétale de nos nouvelles générations qui sont très conscientes de ce que l’auteur appelle la chance du premier jour, souhaitant donner une chance du second jour à ceux qui n’en ont pas eu la veille. L’idée est de partager les richesses, au travers de dons, qui deviendront la norme, notamment à la faveur d’un changement révolutionnaire d’état d’esprit entre les générations de nos parents et celles de nos enfants… En effet, lorsqu’on naît dans nos sociétés occidentales, on n’a pas la même chance que lorsqu’on naît dans un pays dévasté par la guerre ou la maladie. Si vous voulez en savoir plus sur son propos, je vous renvoie à ce livre.

De mon côté, cette lecture m’a donné envie de vous inspirer à mon tour, vous mes acheteurs préférés, avides de belles histoires de RSE, qui nous demandent de signer des chartes respectueuses de l’environnement, de l’Humain et de la Société… ce que nous faisons avec joie, notre proactivité dans ce domaine n’étant plus à prouver, d’ailleurs vous avez certainement déjà du goûter le miel de nos abeilles !

Il est important de prendre soin de l’Humain, de la Société, de ses fournisseurs et de ses collaborateurs, de l’environnement et de notre impact sur celui-ci. Et pour les entreprises basant leur valeur ajoutée sur de la matière grise, intangible, telles que les start-up informatiques, les sociétés de service, ceci est plutôt transparent, (ou au moins sous contrôle) en termes de coûts, et même s’il nécessite autant de volonté et de conviction, ne coûte pas très cher, en regard de la valeur ajoutée générée.

En revanche, pour les entreprises industrielles, comme les CDMO, ayant une valeur ajoutée plus réduite, et des contraintes RSE imposées, cette conviction viscérale appliquée à toutes les strates de l’entreprise peut générer des dépenses impactant de façon très importante le résultat final !

Nous nous retrouvons donc entre le marteau et l’enclume, nos clients mettant cette logique de RSE en place à peu de frais ne comprennent pas que celle-ci, appliquée à notre périmètre génère plus de frais et donc de coûts… et  n’acceptent pas d’en partager les conséquences à travers des hausses de prix d’achat 😉

Cette tendance générera-t’elle un RSE à deux vitesses, ou les générations d’acheteurs qui arrivent accepteront-elles d’être partie prenantes financières de leurs convictions ?

N’attendons pas de le savoir et engageons-nous ! La révolution est en marche !

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